Le million ! Le million !
"Puisqu'on vous le dit" - Dimanche 28.12.2008 - La Voix du Nord
> Une ficelle un peu grosse.
Christine MARIN est tombée des nues en assistant à la réunion de travail autour de Michèle ALLIOT-MARIE, en Mairie de Maubeuge. Elle y a appris que la municipalité maubeugeoise avait contracté 25 millions d'euros d'emprunts toxiques auprès de Dexia et du Crédit Agricole : « Même le préfet n'était pas au courant. » Et la Députée de conseiller : « Avant d'aller présenter des dossiers à Paris, il faudrait d'abord les ficeler. »
On comprend mieux pourquoi Rémi PAUVROS a préféré ne pas participer à cette réunion.
Quelques chiffres pour comprendre :
- 74 000 000 d'€, c'est la dette de la ville de Maubeuge
- 25 000 000 d'€, c'est la part d'emprunts toxiques de la dette
- 5 000 000 d'€, c'est la somme restant à charge de la ville après la tornade
Alors que Monsieur Thomas DEPARDIEU, adjoint socialiste maubeugeois (et par ailleurs secrétaire de la section socialiste de Maubeuge), parlait lors du dernier conseil municipal de "la tornade du libéralisme", il est intéressant de le questionner en retour sur la gestion chaotique des finances de Maubeuge.
Pourrions nous parler de tornade à notre tour ?
Non, d'abord par pudeur et surtout par respect envers les sinistrés.
Pour notre part, nous parlerons de gouffre creusé à la main et pointerons du doigt la responsabilité d'une équipe en place depuis maintenant 8 ans.
Où s'arrêteront ils ?
Quand s'arrêteront ils ?
De quoi sont-ils encore capables ?
L'action de Christine MARIN est en tout cas rassurante dans le contexte qui nous préoccupe.
L'Etat ne s'est pas désengagé, nous le savons.
Notre Députée, notre famille politique non plus, disons le partout autour de nous !
A l'inverse, puisque nous parlons d'engagement, il est primordial de rappeler à nos concitoyens, les responsabilités auxquelles sont tenus les élus de la République, y compris à Maubeuge où les socialistes semblent vouloir faire exception.
Les chiffres parlent d'eux même, le mécontentement aussi, l'alternance se fait attendre.
Pour Marc DANNEELS,
Pour le Comité,
G. L.